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Marlène Schiappa veut créer des "quartiers sans relous"

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Marlène Schiappa - Conférence de presse, décembre 2020 (Charles Platiau)
Marlène Schiappa - Conférence de presse, décembre 2020 (Charles Platiau)
© AFP - Charles Platiau

La ministre déléguée en charge de la Citoyenneté veut identifier les "zones rouges" du harcèlement de rue pour y renforcer la présence policière.

En pleine semaine internationale de lutte contre le harcèlement de rue, Marlène Schiappa a accordé une interview à 20 minutes dans laquelle elle indique renforcer son dispositif contre les comportements sexistes. 

Selon la ministre déléguée en charge de la Citoyenneté, 3 023 verbalisations pour outrage sexiste ont été enregistrées depuis la promulgation de la loi qu’elle a porté en 2018 et qui pénalise "l’outrage sexiste". Elle juge cependant que ce chiffre est bien inférieur à la réalité. Seuls les comportements irrespectueux pris en flagrant délit ont fait l’objet d’une sanction.

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Des "quartiers sans relous" pour ramener un sentiment de sécurité dans les rues

Pour compléter cette loi, l’ancienne secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes annonce la mise en place d’un baromètre annuel qui recensera tous les cas de harcèlements de rue en se basant sur les verbalisations, les plaintes et les remontées des associations. Une cartographie naitra de cette étude pour localiser les "zones rouges" du harcèlement de rue.

C’est sur la base de cette carte que "des policiers en civil pourront par exemple intervenir par surprise dès lors que des phénomènes de harcèlement de rue seront constatés, puis verbaliser ». 2 000 agents des forces de l’ordre vont être affectés à cette mission de protection de la population. 

Ce que l’on veut, c’est créer des QSR, des "quartiers sans relous".

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Marlène Schiappa l’annonce clairement, elle ne veut plus de ce sentiment d’insécurité dans les rues. "Ce n’est pas juste un petit désagrément explique-t-elle, ça mine la vie des femmes." Le harcèlement de rue accroit encore un peu plus les inégalités entre les hommes et les femmes. "Quand on va à un entretien d’embauche, que l’on subit du harcèlement de rue, on n’arrive pas dans un bon état d’esprit à ce rendez-vous" a tenu à préciser la ministre.