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Mc Max : le parcours fou du Français qui rappe en chinois

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Mc Max
Mc Max

Savoir rapper en deux langues, ce n'est déjà pas donné à tout le monde. Mais pour passer du français au chinois, il n'y a que Mc Max capable de réaliser une telle prouesse. Mouv' la interviewé afin d'en savoir plus sur son parcours hors du commun.

Révélé par l'équivalent de "Nouvelle École", Mc Max a vécu de formidables expériences en Chine et connu une célébrité naissante. Mais en 2020, avec l'arrivée du Covid, il a décidé de rentrer en France, là où il est né. Depuis, il prouve qu'il sait rapper avec beaucoup de sens, aussi bien en mandarin qu'en français.

Pourquoi tu es parti en Chine ?

"Je suis parti à l'occasion d'un stage en études supérieures. Là-bas j'ai eu une proposition de job, alors je suis resté. J'ai évolué professionnellement pendant quelques années jusqu'à avoir un confort de vie vraiment cool. Mais j'ai eu un déclic. Même si je gagnais bien ma vie, mon métier ne me plaisait pas. Alors j'ai décidé de tout lâcher. Avec mes économies, j'ai ouvert une boîte de nuit et une école de DJ."

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Et le rap, c'est venu quand ?

"En fait, je rappe en français depuis que je suis jeune, mais ça a toujours été un hobby uniquement. Puis, j'ai commencé à me forcer à écrire en mandarin. J'écrivais des petits freestyles que je postais sur TikTok. C'est à ce moment que j'ai commencé à gagner en popularité, même si ça n'était que sur les réseaux."

Ensuite, tu as été révélé à la télé ?

"Oui, c'est ça. En Chine, la culture hip-hop est très récente. Elle a vraiment été popularisée par "The rap of China" une émission semblable à "Nouvelle École", mais en mille fois plus populaire. (La première saison à dépassé le milliard de vues en à peine un mois). Je suis sorti au deuxième épisode, mais ça m'a quand même permis de gagner en visibilité. De là, ça s'est pas mal enchaîné et j'ai eu quelques opportunités !"

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Lesquelles ?

"J'ai pu faire pas mal de scènes, notamment en festival avec des publics immenses. En fait, j'étais rappeur mais également MC. Je mettais l'ambiance lors des shows d'artistes internationaux (comme Martin Garrix), parce qu'en Chine, les spectateurs n'ont pas la même culture de la scène qu'en Europe ou aux États-Unis. Il leur faut quelqu'un pour dire "put your hands up and make some noise" au bon moment, sinon ils le font pas...

Du coup, j'ai pu faire des trucs de dingues. Comme des gros festivals avec 50 000 ou 60 000 personnes en face de toi. J'ai même rappé sur la Muraille de Chine pour le YinYang Festival. C'était une expérience de ouf !"

Si c'était aussi cool, pourquoi t'es revenu en France ?

"Après onze ans passés là-bas loin de ma famille et avec l'arrivée du Covid, j'ai eu envie de rentrer. En plus, je commençais à être lassé au niveau du rap. Moi j'aime le rap conscient, sauf qu'en Chine tu ne peux pas forcément dire tout ce que tu veux dans tes morceaux, même si c'est juste de la musique. Puis j'avais quand même l'image du "blanc qui rappe en chinois" dont je voulais me débarrasser. En fait, c'est cette accumulation de raisons qui m'a fait rentrer."

Invité dans Bonnette Show avec Loris sur Mouv'

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Et tu t'es directement remis au rap ?

"À la base, ce n'était pas du tout prévu. En rentrant, j'ai vu tout le scepticisme des français vis à vis de la pandémie. Alors que j'avais vu l'ampleur des dégâts, de mes propres yeux, en Chine. Sur un coup de tête, j'ai décidé d'en faire un son. Je me suis retrouvé dans plein de médias les semaines qui ont suivi. Alors j'ai interprété ça comme un signe et j'ai recommencé à écrire en français. J'ai lancé ma première campagne Ulule qui a fonctionné. Je me suis donc lancé."

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Ton ambition c'est de remettre le old-school à la mode ?

"Oui, plus ou moins. On peut faire du neuf avec du vieux. La mode c'est un cycle, alors le boom-bap et le rap conscient ont forcément une chance de redevenir à la mode. Mais je m'en fiche de devenir une superstar. Je dis souvent que "je veux être reconnu, pas connu." Les textes auront toujours une place importante dans le rap. Je le vois. J'ai réussi à toucher un public qui apprécie ma musique et qui est prêt à s'investir."

Un projet arrive bientôt ?

"Absolument, mon prochain EP "Collatéral" sortira en février. J'ai hâte, parce que mes récents passages en radio m'ont donné de la visibilité et je reçois beaucoup de messages en privé qui me soutiennent et m'encouragent. L'objectif ultime ça serait une signature pour enfin pouvoir vivre de ma musique et me concentrer uniquement dessus."

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