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Nouvelle école : quel jury et casting pour la saison 2 ?

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SCH, Shay et Niska - (photo : DR)
SCH, Shay et Niska - (photo : DR)
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Nouvelle Ecole aura droit à une 2ème saison. Faut-il confirmer Shay, Niska et Sch ? Comment sélectionner les candidats ?

A moins d’avoir totalement perdu votre connexion 4 ou 5g ces dernières semaines, vous n’avez pas pu passer à côté de Nouvelle Ecole, la version française de Rhythm + Flow proposée par Netflix depuis le 9 juin. Fresh la Peufra, Ben PLG, BB Jacques, Pirate 182, ont animé les différents épisodes, tandis que Sch, Shay et Niska ont assuré la promo sur la quasi-intégralité des médias rap. Devant le succès du programme, la plateforme américaine a décidé de payer ses impôts en France (ok, elle était facile) lancer le casting de la deuxième saison.

Quel jury pour déterminer le vainqueur des 100 patates ? Quels candidats ? Quelles nouveautés ? Autant de questions qui ne trouveront pas de réponses aujourd’hui, mais ça ne nous empêchera pas de faire des hypothèses foireuses.

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Le jury

Faut-il confirmer Niska, Shay et Sch ?

Le trio de stars a été à la fois la force et la faiblesse de cette première saison : les noms et l’aura médiatique des trois artistes ont fait du programme de Netflix un véritable évènement. La promo a battu son plein, les médias rap étant forcément très contents de pouvoir aligner une interview avec le trio, et les streams de chacun ont connu une jolie hausse sur la période de diffusion du show. En revanche, le manque de piquant du jury a été l’un des principaux reproches faits à l’émission. Les spectateurs auraient voulu entendre des critiques mieux argumentées, de véritables conseils, et un rôle un peu plus poussé que celui de simples commentateurs des épreuves.

Dans le cas où l’équipe Shay-Sch-Niska serait confirmée, on attend donc un peu plus de leur part. Jouer au jury dans ce type de programme n’est pas évident, il faut trouver le bon équilibre entre la bienveillance à afficher face à de jeunes candidats et la franchise nécessaire quand les performances ne sont pas au niveau. En penchant trop dans un sens, on risque de devenir consensuel et de tout laisser passer ; ou au contraire, d'apparaître cruel ou présomptueux.

Qui pour remplacer Shay, Sch et Niska ?

Niska : On recherche un rappeur venu d’Ile de France, avec minimum 6-7 ans de carrière au compteur, qui soit toujours considéré comme une tête d’affiche actuelle. La région parisienne offre de nombreuses possibilités. On aimerait par exemple voir Kaaris à l’écran : il est toujours très bon client en interview, il pourrait donc apporter beaucoup au programme avec ses interventions. Il a connu des hauts et des bas, a charbonné pas mal d’années avant d’exploser, son expérience dans le rap est complète. Pour couronner le tout, il a une excellente répartie et n’hésite jamais à tailler avec le sourire ses interlocuteurs, il serait donc parfait pour inviter un candidat peu performant à se sortir les doigts.

Sch : Même chose qu’avec Niska, mais dans le 13 : on recherche un rappeur avec minimum 6-7 ans de carrière au compteur, qui soit toujours considéré comme une tête d’affiche actuelle. Difficile d’imaginer Jul dans un tel programme, lui qui a tendance à fuir les médias, et qui n’est pas un grand bavard. On pourrait penser à Alonzo, qui a une longue expérience à faire valoir, et qui a même su se réinventer, ou encore à Soso Maness. La franchise de ce dernier a déjà égratigné quelques rappeurs en interview, il n’aurait aucun mal à renvoyer gentiment un rappeur faire ses gammes. Son naturel et son capital sympathie seraient de belles plus-values pour le programme, et niveau artistique, il sait à peu près tout faire : du rap pur et dur, de l’introspection, des tubes, des titres électro, etc.

Shay : C’est un cas plus compliqué. La Belgique ne manque pas de rappeurs qui pourraient faire l’affaire, mais un jury 100% masculin serait problématique. La bruxelloise est de loin la rappeuse la plus médiatisée depuis des années, et de ce point de vue, difficile de lui trouver une remplaçante. Sur le plan artistique, pas mal de noms pourraient largement intégrer le jury : Le Juiice, Lala &ce, Kanis, Davinhor. Il faudrait accepter de sacrifier un peu de l’aura médiatique de Shay, et peut-être même sortir du triangle Paris-Marseille-Bruxelles … mais est-ce que Netflix accepterait de miser sur quelqu’un d’autre ?

Et si on selectionnait le jury sur d’autres critères ?

Il est difficile de reprocher à Netflix son choix de miser sur des têtes d’affiche pour attirer un maximum de spectateurs. Maintenant que la formule est installée, avec une première saison très suivie, on pourrait envisager un jury différent, potentiellement plus pertinent.

Des vétérans du rap

Akhenaton, MC Solaar, Passi, Sinik, Dany Dan … Des rappeurs avec 20 ou 30 ans de carrière auraient beaucoup à apprendre aux jeunes artistes de Nouvelle Ecole. Surtout, ces anciens apporteraient beaucoup lors des séquences dans lesquelles le show s’emploie à remettre au goût du jour certaines disciplines du hip-hop : Sinik serait parfait pour coacher ses élèves lors du battle, Akhenaton aurait des conseils très judicieux pour l’écriture des couplets, Dan Dan parfait sur les freestyles, etc. Évidemment, ce sont des noms moins bankables aujourd’hui qu’à l’époque de leur gloire, mais le gain en qualité et en pertinence serait maximal.

Des journalistes et décideurs de l’industrie

De la même manière que Philippe Manoeuvre a été un membre important du jury de la Nouvelle Star dans les années 2000, des noms comme Mehdi Maizi, Narjes Bahhar, ou Fif2BooskaP, pourraient se faire une place dans celui de Nouvelle Ecole. Habitués à découvrir des artistes, juger des albums, analyser des tendances artistiques, ils seraient potentiellement aussi pertinents qu’un véritable rappeur pour départager les candidats. Même chose pour des personnalités de l’industrie du disque : Jean-Pierre Seck, Pauline Duarte, Laurent Bouneau, etc.

Des mecs et meufs choisis au hasard dans la rue

Pour commenter “lourd”, “bof” ou “t’as pas assez faim”, pas besoin d’aller chercher trop loin.

Les candidats

C’est l’une des questions les plus débattues au cours de cette première saison : le niveau général des candidats. Quelques-uns ont su se démarquer et sont parvenus à faire bonne figure jusqu’au bout. D’autres ont subi le format : certains, loin d’être mauvais sur les titres qu’ils ont publié sur les plateformes, ont perdu leurs moyens dans les épreuves de freestyle, de battle ou autre.

Ne pas éliminer les meilleurs trop tôt

C’est une des grosses déceptions du premier épisode : l’élimination de Ben PLG, un mec qui charbonne dur depuis pas mal d’années, a rappé dans des stades pleins en première partie de NTM, et cumule suffisamment d’expérience pour devenir coach scénique. Quand on voit que d’autres candidats, au parcours moins cabossé et aux qualités moins visibles, ont passé ce premier tour, on se pose des questions sur les critères de sélection du jury.

Élargir la sélection à d’autres villes

Paris-Marseille-Bruxelles sont évidemment des axes forts qui pèsent sur les dynamiques du rap français -même s’il a fallu forcer un peu du point vue géographique pour réaliser le casting, l'appellation Paris regroupant tous les départements d’Ile de France, et le casting belge intégrant des habitants du Nord de la France. On regrette surtout que les villes de province, ainsi que les îles d’outre-mer, soient exclues de la sélection. Rien n’empêche un rappeur de Caen, Lyon, Pointe-à-Pitre ou Bastia d’aller s’inscrire au casting parisien ou marseillais, mais le principe même de “représenter sa ville” n’aide pas vraiment.

Mettre un peu de folie dans le casting

Plutôt éclectique, le casting des candidats de cette première saison a plutôt bien représenté la diversité des profils de la nouvelle génération de rappeurs et rappeuses. On regrette tout de même que certains candidats ne se soient pas plus lâchés : Que ce soit à cause de l’enjeu, du cadrage de la production, ou simplement de la personnalité des candidats, personne n’a vraiment fait preuve de folie -hormis peut-être Elyon et son peignoir. Une épreuve comme le battle aurait été le moment parfait pour en mettre plein la vue des jurys et des spectateurs, mais tout le monde est resté très sage. Drismer et PCN se sont inscrits au casting de la saison 2 et pourraient apporter ce petit grain de folie à l’émission, puisque la notion de divertissement est au cœur de leur travail.

Plus d’immersion dans la formation des artistes

Séances d’écriture, sessions de média-training, travail sur l’image, conseils de topliners, travail avec des coachs scéniques … Quand un jeune artiste démarre sa carrière, il doit parfois passer par ce type de formation afin de bien maîtriser tous les aspects de son métier. Il serait intéressant de suivre les candidats sur ce type de séquence, et d’apprendre, avec eux, comment rythmer un couplet, comment occuper l’espace sur scène, comment trouver une mélodie, etc. Après tout, c’est une émission qui s’appelle Nouvelle École : on s’attend à voir des professeurs d’un côté, et des élèves de l’autre !