44% des adolescents qui ont des rapports sexuels avouent reproduire des pratiques qu’ils ont vu dans des vidéos porno
44% des adolescents qui ont des rapports sexuels avouent reproduire des pratiques qu’ils ont vu dans des vidéos porno ©AFP - Artur Widak
44% des adolescents qui ont des rapports sexuels avouent reproduire des pratiques qu’ils ont vu dans des vidéos porno ©AFP - Artur Widak
44% des adolescents qui ont des rapports sexuels avouent reproduire des pratiques qu’ils ont vu dans des vidéos porno ©AFP - Artur Widak
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44% des adolescents qui ont des rapports sexuels avouent reproduire des pratiques qu’ils ont vu dans des vidéos.porno.

Aujourd’hui, un Français de 15 ans sur 2 a déjà vu un film porno, un enfant est confronté à la première image pornographique entre 9 et 11 ans, et 44% des jeunes ayant des rapports sexuels disent reproduire des pratiques qu’ils ont vues dans des vidéos porno. Le porno est sur les tubes, mais il passe aussi par des rapports plus personnels via les cam ou des plateformes comme Onlyfans, et la sexualisation touche des filles de plus de plus jeunes, notamment sur Tik-Tok. Des préados voir des enfants sont hypersexualisées, c’est-à-dire que des adultes donnent un caractère sexuel à un comportement qui n’en a pas, et représentent un enfant comme un genre d’adulte sexuel en miniature. La sextape et les nudes se démocratisent : 1 français sur 10 a déjà filmé ou serait prêt à filmer ses ébats sexuels, et chez les moins de 25 ans, les nudes concernent 1 jeune sur 6. 2 839 plaintes ont été déposées en 2020 pour des diffusions d’images ou de documents sexuels, ça fait 8 par jour mais il faut aussi prendre en compte toutes les fois où il n'y a pas eu plainte. C’est puni par la loi : jusqu’à 2 ans de prison et 60 000 € d'amende. C’est peut-être une nouvelle manière de se séduire et de kiffer la vie en couple, mais quand ça devient un moyen de se venger, les conséquences sont souvent atroces pour les victimes, d’autant plus que les photos partagées par des adultes concernent souvent des filles mineures.

Notre invitée : Lisa Gauvin Drillaud, étudiante, cofondatrice du collectif StopFisha

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Tanguy Blum
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