Diana Boss : capture écran de l'épisode 1 saison 1 "Légitimité" - France TV Smatch / Marion Seclin
Diana Boss : capture écran de l'épisode 1 saison 1 "Légitimité" - France TV Smatch / Marion Seclin
Diana Boss : capture écran de l'épisode 1 saison 1 "Légitimité" - France TV Smatch / Marion Seclin
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Résumé

La série sort aujourd'hui sur France TV Slash.

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Après les géniales Skam et Mental, France TV Slash lance sa nouvelle création originale aujourd'hui nommée Diana Boss, en hommage à la reine du disco Diana Ross. Et ce n’est pas un hasard, car la série raconte l’histoire de Malika, une jeune femme étudiante en droit qui intègre un prestigieux cabinet d’avocat sauf qu’en parallèle elle est aussi une rappeuse de ouf et enchaîne les battles sur son temps libre sous le pseudo de Diana Boss donc. Et qui de mieux pour interpréter ce personnage qu’une vraie rappeuse qui envoie ? C'est donc MoonA, 25 ans, qui a décroché le rôle principal de la série et c’est plutôt cool de la voir dans un autre registre.

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Une série loin des clichés

Diana Boss raconte le quotidien de cette jeune femme qui doit jongler entre deux mondes, celui de la bourgeoisie parisienne qui la prend de haut dans son cabinet d’avocat, et celui du rap où elle doit se faire une place en tant que femme. La série a été créée par Marion Seclin, youtubeuse, actrice et militante féministe qui explique le choix de ces deux milieux :

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Pour moi ça me semblait évident d'avoir un personnage capable qui parallèlement se doit d'être sage dans son cabinet d'avocat, en prenant sur elle et qui arrive à être elle-même dans le milieu du rap. D'ailleurs il y a un moment dans la série où elle s'en plaint en disant qu'elle a plus l'impression de défendre en faisant du rap qu'en faisant du droit parce qu'on lui a vendu un monde comme quoi la bourgeoisie intellectuelle allait tout sauver alors qu'en fait c'est l'endroit où elle est le plus authentique que ça fonctionne le plus, le rap.

L'histoire de beaucoup de femmes

Pour écrire la série, Marion Seclin s'est documenté sur ses sujets. Déjà fan de rap, elle a maté plein de battle pour se familiariser avec le milieu et fait appel à un avocat pour lire son script. Mais plus qu’une histoire de milieux sociaux, Diana Boss est avant tout une histoire de femme :

Si j'avais raconté Diana Boss comme simplement une histoire d'ambition, et que j'avais fabriqué mon personnage comme un personnage masculin j'aurais raté mon projet, parce que mon projet c'est que les filles s'identifie. Je n'ai pas envie d'écrire des personnages soit disant "badass" féminin, genre des Jason Statham avec un vagin, parce que c'est des personnages écrits sur des bases masculines, avec une forme de virilité qui ne correspond pas du tout à l'histoire des femmes, car on a beau revendiquer les mêmes droits on reste quand même différent.

C’est vrai qu’on sent très rapidement que la série a été écrite par une femme, que ce soit dans ses dialogues ou dans ses situations assez loin des clichés habituels. Elle se concentre vraiment sur des problématiques que vivent les meufs au quotidien, le sexisme et la misogynie en premier, et pour Marion Seclin c'est une obligation maintenant de les traiter :

Tu ne peux pas nier que les femmes sont victimes de sexisme, donc on est obligé d'en parler à un moment. Sauf que pour les personnes pas fut-fut ça devient automatiquement féministe alors que non ça ressemble juste à la réalité. Je pense que toutes les meufs seraient frustrées de voir une histoire de nana qui veut réussir dans un milieu compétitif ou artistique, qui ne subie pas du tout de sexisme, on se dirait mais non il y a un problème !

Il est vrai qu’aujourd’hui quand une série parle d’une femme qui a des revendications on lui met tout de suite une étiquette féministe reloue dessus, ce qui est assez insupportable d'autant plus en 2021. Mais voyons le côté positif, car comme Diana Boss, de plus en plus de séries mettent en avant des femmes, et les placent au centre de leur récit comme Euphoria, 13 Reasons why, Big Little Lies ou encore Orange is the new black, et il était vraiment temps.

Les hommes ont grandi avec cette capacité de s'identifier à n'importe quel personnage car dans n'importe quel film il y a minimum 5 mecs donc ils peuvent choisir. Et c'est important la représentation des femmes à l'écran car la culture ça forge les générations de demain. En s'identifiant à des personnages, à des personnes, en sentant son histoire racontée à l'image, on a l'impression d'avoir une autorisation de vivre et c'est con à dire mais on se sent soulagé quand on regarde un film avec un personnage qui se pose les mêmes questions que nous.

Le premier épisode de la série est disponible en exclusivité sur Mouv' et c'est ici.

Références

Programmation musicale

  • 12h04
    Prada
    Prada
    24KGOLDN & LIL TECCA
    Prada

    Album Prada (2021)
  • 12h11
    Handstand (feat. DOJA CAT & SAWEETIE)
    Handstand (feat. DOJA CAT & SAWEETIE)
    FRENCH MONTANA
    Handstand (feat. DOJA CAT & SAWEETIE)

    Album Handstand
    Label EPIC RECORDS

L'équipe

Manon
Manon
Manon Mariani
Production
Manon
Manon