Amos Gitai

Cinéaste

Biographie

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Extrait de "La Salamandre", de Alain Tanner, avec Renato Berta à la direction de la photo (1971). Ce film est disponible en DVD aux éditions Tamasa
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58 min
Que pensent les critiques du Masque & la Plume de "France", "Chers camarades", "Un triomphe", "Une histoire d’amour et de désir"… ?
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54 min
Installation de l'exposition "Gitaï/Rabin" (04/03/2021)
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33 min
Collage signé Amos Gitai, à l'occasion de l'exposition "Yitzhak Rabin / Amos Gitai", visible à la BNF à Paris jusqu'au 7 novembre 2021
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58 min
Amos Gitaï aux Rencontres photographiques de Arles
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45 min
Festival d'Avignon, la Cour d'honneur du Palais des papes, à partir des souvenirs de Leah Rabin, l'épouse du Premier ministre qui a été assassiné en 1995, Amos Gitaï a imaginé une « fable » débarrassée de tout formalisme.
Festival d'Avignon, la Cour d'honneur du Palais des papes, à partir des souvenirs de Leah Rabin, l'épouse du Premier ministre qui a été assassiné en 1995, Amos Gitaï a imaginé une « fable » débarrassée de tout formalisme.
58 min
Scène de l'autodafé des nazis extraite du film d'Amos Gitaï, "Berlin-Jérusalem" / Début du film d'Amos Gitaï  "Plus tard tu comprendras"
Scène de l'autodafé des nazis extraite du film d'Amos Gitaï, "Berlin-Jérusalem" / Début du film d'Amos Gitaï "Plus tard tu comprendras"
58 min
Amos Gitai part à la recherche de son père, passé par le Bauhaus, des rapports entre architecture et cinéma, les événements historiques et les fragments de souvenirs intimes, dans "Lullaby to my father" (2011°
Amos Gitai part à la recherche de son père, passé par le Bauhaus, des rapports entre architecture et cinéma, les événements historiques et les fragments de souvenirs intimes, dans "Lullaby to my father" (2011°
58 min
Scène extraite du film d'Amos Gitai, "Kippour" (2000), inspirée des souvenirs du réalisateurs qui était dans une équipe de sauvetage, quand il a échappé à la mort en 1973, pendant la guerre de Kippour.
Scène extraite du film d'Amos Gitai, "Kippour" (2000), inspirée des souvenirs du réalisateurs qui était dans une équipe de sauvetage, quand il a échappé à la mort en 1973, pendant la guerre de Kippour.
58 min
Le cinéaste Amos Gitai pose dans la cour du College de France, devant la statue de Guillaume Budé, Paris, 11 Sept. 2018.
Le cinéaste Amos Gitai pose dans la cour du College de France, devant la statue de Guillaume Budé, Paris, 11 Sept. 2018.
58 min
 Amos Gitai & Henri Alekan, 11 juin 1986
Amos Gitai & Henri Alekan, 11 juin 1986
58 min

Biographie

Amos Gitai Cinéaste

Amos Gitaï est né en 1950 à Haïfa (Israël). Fils d’un architecte formé au Bauhaus, Munio Weinraub, ayant fui le nazisme en 1933, et d’une intellectuelle et enseignante, Efratia Gitaï, spécialiste non religieuse des textes bibliques, née en Palestine au début du XXe siècle, il fait partie de la première génération née après la fondation de l’État d’Israël, une génération également formée par les grands mouvements de la jeunesse contestataire des années soixante.

Gitaï, qui n’est encore qu’étudiant en architecture, est blessé au cours de la guerre de Kippour (1973), lorsque l’hélicoptère d’évacuation sanitaire dans lequel il se trouve est frappé par un missile syrien. Ces éléments biographiques, familiaux et générationnels, de même que le traumatisme vécu pendant la guerre et un sentiment de vie victorieuse, vont inspirer toute son œuvre à venir.

Après avoir soutenu un doctorat d’architecture à l’université de Berkeley (Californie), Amos Gitaï consacre son premier film, House (1980), à la construction d’une maison à Jérusalem-Ouest. Ce documentaire, aussitôt interdit en Israël, marque durablement la relation conflictuelle du cinéaste avec les autorités de son pays, relation bientôt envenimée par la controverse suscitée par son film Journal de campagne (1982). Gitaï s’installe alors à Paris et réalise plusieurs films, fictions et documentaires, parmi lesquels Esther (1986), Berlin-Jérusalem (1989) et Golem l’esprit de l’exil (1991).

Amos Gitaï revient en Israël en 1993, année de la signature à Washington des accords de paix portés par Yitzhak Rabin. Il réalise sa trilogie des villes avec Devarim tourné à Tel-Aviv (1995), Yom Yom à Haïfa (1998) et Kadosh à Jérusalem (1999). Quatre de ses films seront présentés en compétition au Festival de Cannes (KadoshKippourKedmaFree Zone), six autres à la Mostra de Venise (Berlin-JérusalemEdenAlilaTerre promiseAna ArabiaLe Dernier Jour d’Yitzhak Rabin).

En 2010, il publie la Correspondance d'Efratia, sa mère[1], lue par Jeanne Moreau à l'Odéon-Théâtre de l'Europe et sur France Culture. En avril 2018, le cinéaste donne l’ensemble de ses archives papier et numérique sur Yitzhak Rabin à la Bibliothèque nationale de France (BnF), un ensemble riche de près de 30 000 documents.

Le 8 octobre 2018, le spectacle Yitzhak Rabin, Chronique d’un assassinat, créé au Festival d’Avignon en 2016, a été présenté à la Philharmonie de Paris, avec notamment la soprano Barbara Hendricks.

L’œuvre d’Amos Gitaï a été récompensée par de nombreux prix, parmi lesquels un Léopard d'honneur à Locarno pour l'ensemble de son œuvre (2008), le prix Roberto Rossellini (2005), le prix Robert Bresson (2013), le prix Paradjanov (2014). Il est officier des Arts et des Lettres et chevalier de la Légion d’honneur.

Des rétrospectives intégrales de son œuvre ont été présentées dans de nombreuses institutions à travers le monde : Centre Pompidou, Cinémathèque française, Cinémathèque de Jérusalem, Museum of Modern Art (MoMA) de New York, Lincoln Center New York, British Film Institute (Londres), musée Reina Sofía (Madrid), Mostra de São Paulo, Musée national du cinéma (Moscou), Japan Film Institute (Tokyo).