André Comte-Sponville

Crédit photo : Le philosophe André Comte-Sponville, 2011 © AFP - ULF ANDERSEN / AURIMAGES
Le philosophe André Comte-Sponville, 2011
Le philosophe André Comte-Sponville, 2011
Le philosophe André Comte-Sponville le 7 novembre 2015 à Brive-la-Gaillarde
Le philosophe André Comte-Sponville le 7 novembre 2015 à Brive-la-Gaillarde
49 min
Tous les visages de l'angoisse
Tous les visages de l'angoisse
58 min
Le regard du philosophe André Comte-Sponville après deux ans de pandémie de Covid-19
Le regard du philosophe André Comte-Sponville après deux ans de pandémie de Covid-19
André Comte-Sponville révolté par la situation des jeunes
André Comte-Sponville révolté par la situation des jeunes
C'est vendredi, c'est philosophie
C'est vendredi, c'est philosophie
51 min
Entre amertume et reconnaissance, la gaufre à la chantilly d'André Comte-Sponville
Entre amertume et reconnaissance, la gaufre à la chantilly d'André Comte-Sponville
2 min
Le philosophe André Comte-Sponville
Le philosophe André Comte-Sponville
52 min
vidéo
JupiProust
JupiProust
1 min
vidéo
Portrait du philosophe André Comte-Sponville auteur du "Dictionnaire amoureux de Montaigne" (Plon).
Portrait du philosophe André Comte-Sponville auteur du "Dictionnaire amoureux de Montaigne" (Plon).
19 min
Le philosophe André Comte-Sponville recommande de lire Montaigne en ces temps troublés suscités par la crise sanitaire du Covid-19
Le philosophe André Comte-Sponville recommande de lire Montaigne en ces temps troublés suscités par la crise sanitaire du Covid-19

En savoir plus

Le philosophe André Comte-Sponville, 2011
Le philosophe André Comte-Sponville, 2011
André Comte-Sponville Philosophe

Philosophie et sagesse de vivre

André Comte-Sponville est né le 12 mars 1952 à Paris. Il découvre la philosophie au lycée, il rentre à l’Ecole Normale Supérieure, passe l’agrégation et soutient une thèse de doctorat en philosophie intitulée "Éléments pour une sagesse matérialiste".

Il enseigne d’abord en lycée, puis devient maître de conférences à l'Université Panthéon-Sorbonne avant de choisir de se consacrer entièrement à l'écriture et à des conférences notamment dans le monde de l’entreprise.

Fidèle à la foi chrétienne jusqu’à ses 18 ans, membre du Parti Communiste pendant 10 ans de 1970 à 1980, pratiquant de la méditation zazen, André Comte-Sponville se tourne vers la philosophie des Anciens et des Classiques pour donner un sens à notre société moderne et trouver « une sagesse pour notre temps ». Souvent considéré comme un philosophe « populaire », il a collaboré dans de nombreux journaux comme L’Evénement du jeudi, L’Express ou Psychologies et a souvent participé à des émissions de télévision. Il s’est intéressé à la philosophie comme étant un art de vivre à la recherche du bonheur dans la vérité, c’est-à-dire d’une sagesse, mais il ne confond pas philosophie et thérapie.

En s’appuyant sur les textes de Pascal, d’Epicure, de Montaigne ou de Spinoza, il propose une philosophie d’aujourd’hui facilement accessible. Son livre Petit Traité des grandes vertus a connu un immense succès avec 300 000 exemplaires vendus en France.

Il est également membre du Comité consultatif national d'éthique depuis 2008.

Quand Montaigne peut nous aider à mieux penser la crise sanitaire

Alors que le monde entier subit les conséquences à tous les niveaux de la crise sanitaire du Covid-19, le penseur publie un dictionnaire amoureux de Montaigne (septembre 2020) à travers lequel il invite son lecteur à redécouvrir la pensée du célèbre écrivain et philosophe du XVIe siècle et, en filigrane, à replacer ses réflexions philosophiques à l'aune des interrogations existentielles que pose la pandémie à la société.

Invité dans de nombreuses émissions TV, il rappelle son opposition à ce qu'il prénomme "le règne d’un nouveau pan-médicalisme" estimant que l'on fait de la santé la première des priorités pour absolument éviter la mort, sacrifiant ce qu'il y a de plus cher pour le bonheur de la société, les relations sociales. Il s'appuie sur les idées du philosophe moderne en expliquant combien celui-ci acceptait d’être mortel, spécialement dans sa vieillesse, et qu’aucune mort ne pouvait alors vraiment l’effrayer. Il invite à réfléchir autour de l'idée selon laquelle il faut, selon lui, accepter que la mort fait de toute façon partie de la vie, pour ainsi être en paix avec soi-même et ne pas céder à la peur culturelle permanente que suscite actuellement la pandémie. Il affirme combien il est urgent de réapprendre à accepter notre finitude pour ne plus s'enfermer dans l’angoisse qui serait, selon lui, le premier ferment de la crise sanitaire.

Il cite Montaigne :

Tu ne meurs pas de ce que tu es malade, tu meurs de ce que tu es vivant

Bibliographie sélective

  • 2020 : Dictionnaire amoureux de Montaigne, Éditions Plon
  • 2012 : Le Sexe ni la mort (Trois essais sur l'amour et la sexualité), Albin Michel
  • 2010 : Le goût de vivre, Albin Michel
  • 2006 : L'Esprit de l'athéisme, Albin-Michel
  • 2006 : La plus belle histoire du bonheur, Seuil
  • 2004 : Le capitalisme est-il moral ? Albin Michel
  • 2003 : Le Bonheur, désespérément, Pleins
  • 2001 : Dictionnaire philosophique, PUF
  • 2000 : Pensées sur la sagesse, Albin Michel
  • 1999 : La Sagesse des modernes (avec Luc Ferry), Robert Laffont
  • 1995 : Petit Traité des grandes vertus, PUF
  • 1992 : L'Amour la solitude, Albin Michel
  • 1984 : Traité du désespoir et de la béatitude, PUF

Biographie de la Documentation de Radio France, mars 2014

Crédit photo : Le philosophe André Comte-Sponville, 2011 © AFP - ULF ANDERSEN / AURIMAGES