Charles-Augustin Sainte-Beuve

critique littéraire et écrivain français (1804-1869)

Biographie

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Photo de Marcel Proust par Otto Wegener (1849-1924), en 1895 et extrait du Carnet 1 de Proust, page sur les "Belles trouvailles" chez Sainte-Beuve
Photo de Marcel Proust par Otto Wegener (1849-1924), en 1895 et extrait du Carnet 1 de Proust, page sur les "Belles trouvailles" chez Sainte-Beuve
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Charles Augustin Sainte-Beuve, écrivain, critique littéraire (1804 - 1869). Portrait vers 1860, par Bertall  (1820–1882)
Charles Augustin Sainte-Beuve, écrivain, critique littéraire (1804 - 1869). Portrait vers 1860, par Bertall (1820–1882)
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Chateaubriand par Achille Devéria / Les Soirées du Louvre, Sainte-Beuve par E. Giraud / Balzac l'entomologiste : estampe par  G. Doré ; Ryckebus. 1855
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C-A Sainte-Beuve (1804-1869) photographié par Bertall dans les années 1860.
C-A Sainte-Beuve (1804-1869) photographié par Bertall dans les années 1860.
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Théâtre et Cie carré
Théâtre et Cie carré

Biographie

Charles-Augustin Sainte-Beuve critique littéraire et écrivain français (1804-1869)

Sainte-Beuve et Corneille « Les personnages de Corneille sont grands, généreux, vaillants, tout en dehors, hauts de tête et nobles de coeur. Nourris la plupart dans une discipline austère, ils ont sans cesse à la bouche des maximes auxquelles ils rangent leur vie ; et comme ils ne s'en écartent jamais, on n'a pas de peine à les saisir, un coup d'oeil suffit : ce qui est presque le contraire des personnages de Shakespeare et des caractères humains en cette vie. La moralité de ses héros est sans tache : comme pères, comme amants, comme amis ou ennemis, on les admire et on les honore, aux endroits pathétiques, ils ont des accents sublimes qui enlèvent et font pleurer, mais ses rivaux et ses maris ont quelquefois une teinte de ridicule [...] En somme, Corneille, génie pur, incomplet, avec ses hautes parties et ses défauts, me fait l'effet de ces grands arbres, nus, rugueux, tristes et monotones par le tronc, et garnis de rameaux et de sombre verdure seulement à leur sommet. Ils sont forts, puissants, gigantesques, peu touffus ; une sève abondante y monte, mais n'en attendez ni abri, ni ombrage, ni fleurs. Ils feuillissent tard, se dépouillent tôt, et vivent longtemps à demi dépouillés. Même après que leur front chauve a livré ses feuilles au vent d'automne, leur nature vivace jette encore par endroits des rameaux perdus et de vertes poussées. Quand ils vont mourir, ils ressemblent par leurs craquements et leurs gémissements à ce tronc chargé d'armures, auquel Lucain a comparé le grand Pompée. » Charles-Augustin Sainte-Beuve Portraits littéraires. Tome I