Gerard Mortier

Directeur d'opéra de nationalité belge

Biographie
Crédit photo : Photo bio Gerard Mortier
Photo bio Gerard Mortier
Photo bio Gerard Mortier

Toute l'actualité

Le chef d'orchestre Pablo Heras Casado dirige une répétition au Teatro Real de Madrid en mai 2019
Le chef d'orchestre Pablo Heras Casado dirige une répétition au Teatro Real de Madrid en mai 2019
25 min
Krystian Lada dans le making of de Nabucco
Krystian Lada dans le making of de Nabucco
Salvation, photographie de Michael Duane, détail de l'affiche de la production de Parsifal à l'Opéra de Paris
Salvation, photographie de Michael Duane, détail de l'affiche de la production de Parsifal à l'Opéra de Paris
France Culture
France Culture
12 min
Gérard Mortier ne quitte pas le teatro real
Gérard Mortier ne quitte pas le teatro real
France Musique
France Musique
Woody Allen en 2008 pour la présentation de son film "Vicky Cristina Barcelona"
Woody Allen en 2008 pour la présentation de son film "Vicky Cristina Barcelona"
Gérard Mortier
Gérard Mortier
Gérard Mortier ne quitte pas le teatro real
Gérard Mortier ne quitte pas le teatro real
Gérard Mortier
Gérard Mortier

Biographie

Photo bio Gerard Mortier
Photo bio Gerard Mortier
Gerard Mortier Directeur d'opéra de nationalité belge Gerard Mortier est une figure de la direction d’opéra. Ancien directeur du Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, du Festival de Salzbourg, ou encore de l’Opéra national de Paris, il est décédé dimanche 9 mars 2014 des suites d'un cancer.

Né à Gand (Belgique), le 25 novembre 1943, Gerard Mortier est titulaire d’un doctorat de droit , ainsi que d’une licence en sciences de la communication, obtenus à l’université de Gand. Passionné d’opéra, il débute sa carrière professionnelle comme assistant du directeur du Festival des Flandres. En 1970, il publie un pamphlet dans lequel il qualifie de « scandale culturel flamand l’Opéra royal de Gand », et préconise la fondation d’un Opéra des Flandres.

Gerard Mortier quitte la Flandre en 1972 pour l’Allemagne, où il dirige successivement l’Opéra de Düsseldorf (1972-1973), de Hambourg (entre 1973 et 1977), puis de Francfort (de 1977 à 1979). Après un court passage à Paris comme chargé de mission auprès d’Hugues Gall et Rolf Liebermann à l’Opéra de Paris, il prend la direction du Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles en 1981. Il y nomme Sylvain Cambreling directeur musical, et produit avec lui les mises en scène de Luc Bondy, ou encore** Patrice Chéreau.** Jusqu’à l’arrivée de Gerard Mortier, la Monnaie était surtout consacrée au ballet, et l’importance croissante de l’art lyrique entraina des frictions avec le chorégraphe Maurice Béjart, qui voit son financement diminuer, et qui quitte la Belgique en 1987.

Fort de sa direction à la Monnaie, Gerard Mortier quitte Bruxelles en 1992, et prend alors la direction du Festival de Salzbourg, fonction qu’il occupe jusqu’en 2001. Il y développe de nouveaux systèmes d’abonnements, qui motivent notamment la découverte d’œuvres moins connues, et des créations contemporaines.

En 2004, Gerard Mortier succède à Hugues Gall à la tête de l’Opéra national de Paris. Il souhaite y installer plus de nouvelles productions, et y inviter plus de chefs d’orchestre différents. Pendant sa première saison, il programme une nouvelle production de Saint François d’Assise, d’Olivier Messiaen, de Katia Kabanova * et * De la maison des morts, de Janacek, d’Hercules de Haendel, de la Flûte enchantée et de la *Clémence de * Titus de Mozart, du Couronnement de Poppée de Monteverdi, de Tristan et Isolde de Wagner, d’Elektra de Strauss…

Nommé au New York City Opera en 2007, il abandonne le poste avant son entrée en fonction, prévue en 2009, et prend la direction du Teatro Real de Madrid. En septembre 2013, il annonce à la presse être atteint d’un cancer, et fournit une liste de suggestions pour sa succession. Cette liste est rejetée par l’institution, et Gerard Mortier perd son statut de directeur pour celui de conseiller musical.

Gerard Mortier est mort dimanche 9 mars 2014 des suites d'un cancer. Quelques jours avant sa disparition, on apprenait la création d'un prix en son honneur.

Crédit photo : Photo bio Gerard Mortier