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France Culture // 75e anniversaire de la libération des camps d’extermination - Programmation exceptionnelle - dès jeudi 23 janvier

Publié le 22.01.2020
France Culture // 75e anniversaire de la libération des camps d’extermination - Programmation exceptionnelle - dès jeudi 23 janvier
 
 
 
 
 
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
22 janvier 2020
 
 
75e anniversaire de la libération des camps d’extermination
Programmation exceptionnelle
dès le jeudi 23 janvier sur France Culture et franceculture.fr
 

Le 27 janvier 1945, les soldats soviétiques de l'Armée rouge ouvrent les portes du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau et libèrent les déportés survivants. En avril de la même année, les soldats américains libèrent le camp de Buchenwald. Le monde découvre alors l’existence des camps d’extermination nazis, organisés à échelle industrielle.

Dès le 23 janvier 2020, France Culture consacre une programmation exceptionnelle au 75e anniversaire de la libération des camps de la mort et à la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste. La transmission sera notamment au centre du Temps du débat, produit par Emmanuel Laurentin, qui abordera la question de « Comment enseigner la Shoah sans témoin ? », Une histoire particulière dévoilera le témoignage d’une survivante des camps Ginette Kolinka, tandis que Le cours de l’histoire traitera pendant une semaine De la libération des camps à la mémoire libéréeLes matins recevront Armand Bulwa rescapé du camp Buchenwald et le cinéaste Rithy Panh ; La Grande Table propose un dialogue entre David Teboul, auteur de « Simone Veil, L’aube à Birkenau » et Ruth Zylberman, documentariste et auteure de « 209 rue Saint Maure ».

A écouter également, le podcast original de France Culture : Mécaniques du complotisme – saison 5 sur Le négationnisme, qui explore en quatre épisodes les théories du complot sur l’extermination de la communauté juive lors de la Seconde guerre mondiale.

 

AU PROGRAMME

Lundi 23 janvier

18h20 - 19h Le Temps du débat – Emmanuel Laurentin
Comment enseigner la shoah sans témoins ? 
avec Olivier Lalieuhistorien au Mémorial de la Shoah à Paris, Elie Buzyn, survivant et témoin de la Shoah, Anne Angles,  professeure d'Histoire-Géographie au lycée Victor Duruy, Paris

 

Week-end  25 et 26 janvier

13h-13h30 Une histoire particulière – coordination Christine Bernard
Ginette Kolinka, "N'oubliez jamais !"
Un documentaire de Dominique Prusak.
Réalisation Guillaume Baldy

30 juin 1945, Ginette Cherkasky arrive chez elle, dans l’appartement familial de la rue Jean Pierre Timbaud. Elle a 20 ans et pèse 26 kg. Totalement squelettique ! Décharnée. Le résultat de sa déportation. 

 1er épisode : Ginette Kolinka, la mémoire retrouvée. 
Elle rentre de Theresienstadt après Birkenau, Bergen-Belsen et Raghun. Son père et son frère juifs comme elle et déportés avec elle dans le même convoi 71, ne reviendront pas. Sa mère ne s’en remettra jamais et restera dans le mutisme jusqu’à sa mort. Au contraire, ses cinq sœurs ont tout compris et ne demandent rien à Ginette. De toute façon, comment raconter l’abject ? Pour Ginette, il faut vite oublier et se laisser entraîner par l’insouciance de ses jeunes sœurs. Elles ont échappé aux arrestations, absentes de la maison.  La guerre est finie. La radio distille moult nouvelles chansons en plus des anciennes. « Le petit vin blanc », empreinte musicale de son quartier populaire, devient, pour Ginette, la rengaine qui l’accompagne vers sa vie d’adulte. 

2e épisode : Birkenau, la transmission.  
A partir des années 2000, Ginette s’investit dans la transmission de son vécu de déportée ; « pour éviter que cela recommence » comme elle le confie sans relâche. C’est d’ailleurs son occupation principale qui est devenue aujourd’hui la motivation incontournable de son existence. Sa cible ? Avant tout les jeunes ! Sa devise permanente et répétée : « Acceptez l’autre quelles que soient sa couleur de peau et sa religion ». Un discours anti-haine qu’elle distille sans défaillance dans les établissements scolaires de tout l’hexagone mais aussi sur site, à Birkenau, son principal lieu de déportation.  

 

Lundi 27 janvier

7h- 9h Les Matins de France Culture - Guillaume Erner
1ere partie : Armand Bulwa : rescapé du camp de Buchenwald, il publie un livre de mémoires, «Après le bois de hêtres» aux éditions L'Archipel
2e partie : Rithy Panh : cinéaste franco-cambodgien, auteur de “La paix avec les morts” (Grasset, 2020)

 

Semaine spéciale lundi 27 janvier – jeudi 30 janvier

9h - 10h Le Cours de l’histoire – Xavier Mauduit
De la libération des camps à la mémoire libérée 

Lundi 27 : Champ contre-champ, les images des camps  
Avec Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherches au CNRS, elle a préfacé l’ouvrage Le retour des déportés : quand les Alliés ouvrirent les portes, d'Olga Wormser-Migot paru en 1985, réédition février 2020 et Christophe Cognet réalisateur et scénariste, pour son ouvrage Éclats : prises de vue clandestines des camps nazis, Seuil, janvier 2020 et Valérie Pozner historienne du cinéma russe et soviétique, chargée de recherches au CNRS (Arias) et Irina Tcherneva, Post-doctorante de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, au sujet du projet de recherche international novateur Histoire visuelle de l'Holocaust. Repenser la conservation à l'ère numérique 

Mardi 28 : Etudier et enseigner la Shoah, un défi sans cesse renouvelé  
Avec Audrey Kichelewski, Maîtresse de conférence en histoire contemporaine, chercheuse associée au Polish Center for Holocaust Studies (Académie polonaise des Sciences) pour la direction de l’ouvrage Les Polonais et la Shoah : une nouvelle école historique, CNRS éditions, 2019 , Jean Charles Szurek, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la Pologne et des relations judéo-polonaises et Iannis Roder, professeur d'histoire-géographie dans un collège à Saint-Denis, responsable des formations au mémorial de la Shoah et directeur de l'Observatoire de l'éducation de la Fondation Jean-Jaurès. 

Mercredi 29 : Après les camps, se libérer 
Avec Sophie Nahum, réalisatrice du documentaire Les Derniers, 2017 eDominique Missika, historienne, auteure des Inséparables, Simone Veil et ses sœurs (Seuil, 2018) 

Jeudi 30 : Ce que le monde actuel doit à l’hiver 1944-1945 
Dans le cadre de La Nuit des idées, grand entretien avec Ian Kershaw, historien britannique, biographe d’Hitler et spécialiste de l’Allemagne nazi. 

 

12h- 13h30 La Grande Table  - Olivia Gesbert
2ème partie de 12h55 à 13h30Libération des camps : 75 ans après, comment ne pas oublier ?
David Teboul
, réalisateur et auteur. Pour « Simone Veil, l’aube à Birkenau » chez Les Arènes.

Ruth Zylberman, écrivaine et réalisatrice de « 209 rue Saint-Maur », diffusé sur ARTE et édité au Seuil.

 

 

Retrouvez sur franceculture.fr  et toutes les plateformes dédiées la Série de podcasts originaux Mécaniques du complotisme Saison 5 LE NEGATIONNISME

Une série produite par Roman Bornstein et réalisée par Guillaume Baldy (épisode 1) Thomas Dutter (épisodes 2,3 et 4).

De 1941 à 1945, l'Allemagne nazie assassine près de 6 millions de juifs en Europe. En janvier 1945, à l'approche de l'armée rouge, les SS évacuent le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau et en avril de la même année les soldats américains libéreront le camp de Buchenwald. Ainsi le monde va découvrir l’existence des camps d’extermination, organisés à échelle industrielle. Pourtant, dès 1948, une théorie du complot circule niant l’existence de la Shoah et prétendant que les juifs l’ont inventée afin de créer un État : l’État d’Israël. Les négationnistes n’auront dès lors de cesse de répandre cette théorie, des plateaux de télévision aux universités en passant par les scènes de théâtre.

Crédit photo : Alexander Nemenov/ AFP

 
Et aussi... retrouvez une collection de 7 vidéos, autour des témoignages de survivants emblématiques.
 
 
"Tout le monde était l'ennemi de l'autre."

Rescapé d'Auschwitz, Primo Levi tenait à raconter le quotidien du camp de concentration de Monowitz, dans lequel il a été déporté en 1944.
 

A venir : témoignages de Simone Veil, Elie Wiesel, Imre Kertész, Marceline Loridan-Ivens, Samuel Pisar et Aharon Appelfel

 

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