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France Culture // Charles de Gaulle - Semaine spéciale du 1er au 7 juin

Publié le 25.05.2020
France Culture // Charles de Gaulle - Semaine spéciale du 1er au 7 juin




25 mai 2020


Charles de Gaulle


Semaine spéciale

du 1er au 7 juin






Militaire, résistant, homme d'État et écrivain, le Général de Gaulle est une grande figure de l’histoire de France. 80 ans après l’appel du 18 juin, premier discours du Général sur les ondes de la BBC et texte considéré comme fondateur de la Résistance française, le parcours hors-du commun de cet officier continue de fasciner. Rebelle, courageux et empreint d’une “certaine idée de la France”, le général de Gaulle est la voix de la libération lors de la deuxième guerre mondiale, celle de l’incompréhension en Algérie mais aussi le souvenir d’un président démissionnaire en 1969.
130 ans après sa naissance et 50 ans après sa mort, France Culture retrace du 1er au 7 juin, l’histoire du Général de Gaulle dans La Compagnie des œuvres de Matthieu Garrigou- Lagrange et La série documentaire LSD; Le Cours de l’histoire de Xavier Mauduit revient sur l'histoire de la résistance et se demande : où sont passés les "jours heureux" ?
La semaine spéciale De Gaulle se termine par la fiction “ Les Chênes qu'on abat” d'André Malraux, adaptés par Guillaume Erner, interprétés par Robin Renucci (André Malraux) et Gérard Desarthe (Charles De Gaulle) suivie  de « L’Art d’hériter en politique » une rencontre animée par Guillaume Erner et Emmanuel Laurentin.
 
En partenariat avec Le hors-série Le Point De Gaulle
 
A L’ANTENNE
9h05 – 10h Le Cours de l’histoire / Xavier Mauduit
Résistance : où sont passés les "jours heureux" ?
Lundi 1er juin : 1940-1943 : unir la lutte
Avec l'historien Laurent Douzou, professeur d'histoire contemporaine à l'Institut d'études politiques de Lyon
Mardi 2 juin : Grand témoin : Annette Beaumanoir
Annette Beaumanoir a été résistante dans les réseaux de Jean Moulin à Lyon, et elle est reconnue Juste parmi les nations. Sa biographie écrite par Anne Weber a été publiée en mars aux éditions du Seuil.
Mercredi 3 juin “Les jours heureux”, le programme du Conseil National de la Résistance
Avec Claire Andrieu, historienne, professeur à Sciences Po Paris
 Jeudi 4 juin : Sécurité sociale : la croisade d’Ambroise Croizat
Avec Gilles Perret, réalisateur du documentaire « la Sociale », et secrétaire du « Conseil national de la Nouvelle Résistance »
 
15h00 La Compagnie des œuvres (lundi au jeudi) / Matthieu Garrigou-Lagrange
 Semaine Churchill / de Gaulle - Mémoires de guerre (1ère diffusion du 05 au 08 novembre 2018)
Lundi 1er juin Churchill "poilu"
Avec : Antoine Capet, professeur émérite de civilisation britannique à l'université de Rouen, auteur de Churchill, le dictionnaire (Perrin, 2018) et traducteur des Mémoires de la Grande Guerre de Winston Churchill (Tallandier, 2016)
Et la chronique de Jean-Baptiste Gendarme, écrivain, pour la revue Décapage
Mardi 2 juin :  Officier mais rebelle
Avec :  Alexandre Duval-Stalla, avocat, auteur de André Malraux, Charles de Gaulle, une histoire, deux légendes : biographie croisée (Folio, Gallimard)
Et la chronique de Jérôme Dupuis, de l'Express
Mercredi 3 juin Devenir De Gaulle
Avec : Jean-Luc Barré, écrivain, historien et éditeur, auteur notamment des préfaces aux Lettres, otes et carnets (Robert Laffont / Bouquins)
Et la chronique de Michel Crépu, écrivain, essayiste, rédacteur en chef de la NRF
Jeudi 4 juin Ecrire pour l'histoire et pour la littérature
Avec : Jean-Louis Jeannelle, professeur de littérature française des XIXe et XXe siècles à l’Université de Rouen, autour du volume des Temps modernes « De Gaulle, la France et la littérature »
Et la chronique de Pierre Glaudes, professeur de littérature française à l’université de Paris-Sorbonne
 
17h02 LSD, La Série documentaire (lundi au jeudi) / Perrine Kervran 
Série remontée par Mydia Portis-Guérin
Du général au président, un itinéraire gaulliste ?
2020 est l'année d'un triple anniversaire gaulliste. On célèbre en effet cette année les 130 ans de la naissance de Charles de Gaulle, les 50 ans de la mort du général à Colombey Les deux Eglises et les 80 ans de l'appel du 18 juin 40 qui allait être le point de départ de l'organisation de la résistance. C'est donc l'occasion de vous proposer de nouvelles écoutes documentaires parmi ceux qui retracent ce parcours hors norme et historique. 
De la mise en œuvre de cet appel lancé sur les ondes à l'été 1940, à l'inauguration de l'aéroport d'Orly comme symbole des trente glorieuses, en passant par le la mise en place de la figure présidentielle de la Ve république, ou par le programme du CNR, nous vous invitons à une exploration de certaines des réalisations les plus symboliques du Général De Gaulle. 
Lundi 1er juin L'appel du 18 juin  
1ère diffusion : Lieux de mémoires : L'appel du 18 juin - A. Luneau/P. Rayet - 1ere diff 18/06/98  
Le 18 juin 1940, à Londres, dans les studios de la BBC, un général quasi inconnu s'apprête à enfreindre les règles du devoir militaire et de lancer, aux français, un appel à la résistance. Aujourd'hui, "l'appel du 18 juin" est devenu un symbole qui fait l'objet, chaque année, de commémorations.
Cet appel historique laisse cependant apparaître des zones d'ombre. A Londres, en compagnie de Jean-Louis Crémieux-Brilhac, ancien Français Libre et historien de la France Libre, on retrace et revit le trajet parcouru par le Général de Gaulle, ce fameux 18 juin 1940 et tenter de faire la lumière sur un évènement à redécouvrir.
Avec l'Amiral De Galle, Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Pierre Messmer, André Gillois, Charles Perez.
Mardi 2 juin : Le Conseil national de la Résistance, C.N.R. 
1ère diffusion : La Fabrique de l'histoire : Le conseil national de la résistance - E. Laurentin-V. Lamendour -
1ère diff : 16/10/200 -
En mars 1944, le Conseil National de la résistance publiait son programme pour la reconstruction de la France. Influencé par les idées de gauche, il prônait le contrôle de l'économie et des moyens de production par l'Etat. Même si les nationalisations de la Libération permirent de combler certaines de ces attentes, le programme commun de la résistance fût plus invoqué qu'appliqué. Quel était-il vraiment ? Pourquoi fut-il ainsi à la Libération ? 
Avec notamment les témoignages d'André Tollé, Raymond Aubrac, Robert Chambeiron, Jean-Louis Crémieux- Brilhac...
Mercredi 3 juin : Président de la Ve république : à l'ombre de De Gaulle
1ère diffusion : ép 1 de la série Le costume du président et la Ve république : Les origines à l'ombre de De Gaulle - K. Le Polotec/V. Decque - 1ère dif  08/05/17
Au cours des précédents quinquennats, l’incarnation présidentielle, ou plutôt le défaut d’incarnation, n’a cessé d’agiter le landerneau médiatico-politique. Pour tenter de comprendre comment peut s’incarner la fonction suprême, LSD revient sur 58 ans d’histoire de la Ve République à travers la manière dont chacun de ses sept Présidents ont endossé le costume...
En parcourant les archives présidentielles, on tombe parfois sur des pépites, comme ces volumes reliés, soigneusement conservés, recueillant les discours rédigés de la main du Général de Gaulle. Raturés, annotés, à l’image des paperolles de Marcel Proust, ils témoignent d’une pensée en mouvement, d’une volonté qui ne cesse de s’affiner, de s’affirmer. Ces discours, pour la plupart, nous nous en souvenons tous, un mot, une formule, un timbre de voix, et c’est le Général de Gaulle qui s’incarne, le père de la Ve République, une ombre colossale pour tous ses successeurs. Avec Olivier Ihl, historien ; Jean-Baptiste Decherf, psychanalyste ; Fanny Cosandey, historienne ; Jean-Pierre Bat et Maximilien Girard, des Archives Nationales ; Michèle Cotta, journaliste ; Nicolas Mariot, historien ; Patrick Garcia, historien ; Raphaëlle Bacqué, journaliste.
Jeudi 4 juin : Rêver le voyage et fantasmer le luxe : les dimanches à Orly
1ère diffusion : La fabrique de l'histoire : Le tourisme de masse : Rêver le voyage et fantasmer le luxe : les dimanches à Orly - P. Kervran/V. Samouiloff - 1ere date de diff : 22/03/11
Le 24 février 1961 est inauguré l'aéroport international d'Orly Sud en présence du général de Gaulle qui prononce un discours d'anthologie sur les liens qui unissent le ciel et la terre. Cet aéroport se veut un symbole de la modernité et de la prospérité de la France d'après-guerre qui entame ses 30 glorieuses et qui veut se hisser parmi les puissants.
Henri Vicariot a réfléchi 10 ans à cet écrin qui sera aussi une publicité permanente pour l'aéronautique et l'aviation commerciale. Dans un décor de marbre, de granit, de bronze, de linoléum, de venidal et de formica les hommes d'affaires et les stars de cinéma vont embarquer à bord des premiers avions à réaction. Ils voyagent dans le luxe, sous les yeux des visiteurs qui sont plus nombreux en 1965 que ceux de la tour Eiffel et qui se massent sur les terrasses pour assister au ballet aérien.
Des restaurants de luxe, des antiquaires, des bijoutiers, des parfumeurs, un cinéma, un hôtel, une chapelle, une salle de jeux, une nursery, un supermarket, un coiffeur, une poste, une banque, deux cygnes et des canards...c'est la consécration de l'utopie de l'aérovile, qui sera pourtant désertée par les curieux sitôt le voyage en avion entré dans les mœurs, la crise venue et le terrorisme entré dans les aéroports.
Avec Bernard Baret, architecte, Charles Berthelot, ingénieur chargé de l'entretien, Jacques Block, ingénieur, Jeannine Dupont, hôtesse au sol d'Air France, Daniel Gressy, visiteur et habitant d'Athis Mons, Christian Lambert, chef aux trois soleils, André Leroux de l'escale d'Orly, Nathalie Roseau, historienne de l'urbanisme et Jean-François Vigouroux , architecte.
Dimanche 7 juin
21h00 Fiction / Théâtre et compagnie / coordination Blandine Masson
1ère diffusion le 28/04/2019    
Les Chênes qu'on abat d'André Malraux
Adaptation de Guillaume Erner
Avec Robin Renucci (André Malraux) et Gérard Desarthe (Charles De Gaulle)
Réalisation Baptiste Guiton
Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière
Enregistrement en public à l'Espace Cardin à Paris le 14 avril
Coproduction France Culture -Théâtre de la Ville
 
Il y a tout juste cinquante ans, le 28 avril 1969, à l’issue d'un référendum portant sur le transfert de certains pouvoirs aux Régions et la fusion du Sénat avec le Conseil Economique et Social, le général de Gaulle quitte le pouvoir. Il avait annoncé son intention de démissionner en cas de victoire du « Non » et c’est le « Non » qui l’emporta.
Le Général se retire alors dans sa maison de La Boisserie à Colombey-les-Deux-Eglises où il commence à rédiger ses Mémoires d’espoir, qui suivront ses Mémoires de guerre. Le 11 décembre 1969, André Malraux, qui créa le ministère de la Culture en 1959 et en fut le premier ministre, passe une journée avec le général de Gaulle à la Boisserie. Ils ne le savent pas encore, mais ce sera leur dernière rencontre. Malraux tirera de cette « interview », un livre qu’il titre, en reprenant une citation de Victor Hugo, Les Chênes qu’on abat.
 
Le 9 novembre 1970, le général de Gaulle meurt à la Boisserie.
Réflexions, souvenirs, improvisations et méditations, ce dialogue crépusculaire qui revient sur le passé est aussi troublant par ce qu’il peut avoir de visionnaire. Le général de Gaulle, retiré tel Saint Bernard dans la solitude de sa cellule, dessine sa vision de l’avenir, en particulier de l’Europe. Les pages sur lesquelles se termine le livre annoncent les questions que notre pays affronte aujourd’hui : « Il ne s’agit plus de savoir si la France fera l’Europe, il s’agit de comprendre qu’elle est menacée de mort par la mort de l’Europe. » Au-delà de l’Europe, les deux hommes, l’artiste et le politique, reviennent sur des notions essentielles comme le Peuple, le rassemblement de la France, les relations des intellectuels avec le politique, la démocratie, l’ambition nationale...
Blandine Masson
 
Note d’intention de Guillaume Erner
« Les Chênes qu'on abat, un Dialogue pour l'histoire, celui de Malraux et De Gaulle. Le titre est soufflé par Hugo, "Oh ! Quel farouche bruit font dans le crépuscule / Les chênes qu'on abat pour le bûcher d'Hercule". Le temps d'un dîner, au soir de leur vie, les deux compagnons se retrouvent à la Boisserie, la demeure du Général. Y êtes-vous déjà allé ? C'est une demeure bourgeoise, plus austère que belle, certainement pas luxueuse, dans une campagne familière, tellement représentative du paysage français. Le bureau du Général occupe une pièce lumineuse, les murs tapissés de livres, vous pouvez aller les voir, ils n'ont pas bougé. C'est la première à droite lorsque l'on entre, en face de l'escalier qui sent l'encaustique, sous lequel on a aménagé une petite niche pour le téléphone. Voilà le seul ustensile qui reliait De Gaulle et le monde, lorsque celui-ci allait à la Boisserie en fin de semaine, avec Tante Yvonne, dans l'inévitable DS.
Un Dialogue pour l'histoire, l'histoire du Gaullisme et non celle de De Gaulle. Vous connaissez probablement la formule : le marxisme c'est l'ensemble des contresens faits sur Marx, le gaullisme c'est l'ensemble des mythes mobilisés autour du Général. Il se pourrait que la moitié de ce que raconte Malraux dans les Chênes qu'on abat soit vrai. Mais quelle moitié ? Autour de ce principe, ce sont rencontrés De Gaulle et Malraux. L'écrivain ne s'est embarrassé que d'une seule vérité, la vérité romanesque, le reste ne l'a jamais vraiment intéressé. Malraux n'a pas donné dans l’autofiction, il a fictionné sa vie. Ecrire des romans pour supporter l’existence, ou plus exactement pour la rêver, lui qui lutta sans discontinuer contre l'alcool et d'autres produits. Il l’avoue : "Ce livre est une interview comme (mon roman) la Condition humaine était un reportage… ", c’est à dire, pas du tout. Nous voilà prévenus. Malraux se moque des "faits vrais", il sait que ce qui anime les hommes, c'est l'imaginaire, particulièrement en politique. D'aucuns l'ont dépeint comme un mythomane – c'est peut-être le terme qui convient sur le plan psychiatrique, mais lorsqu'il s'agit d'écriture, c'est ce que l'on appelle de la littérature. “
Les Chênes qu'on abat d'André Malraux a été publié aux éditions Gallimard
 
Suivie de « L’Art d’hériter en politique »
Une rencontre animée par Guillaume Erner et Emmanuel Laurentin
Avec Claire Andrieu, historienne, professeur des Universités à l’Institut d’études politiques de Paris et membre du Centre d’histoire de Sciences Po, spécialiste de l’histoire politique de la France contemporaine ; Régis Debray, philosophe, écrivain et médiologue et Robin Renucci, acteur et metteur en scène, directeur, depuis 2011, du Centre dramatique national les Tréteaux de France.

Crédit photo Library of Congress, United States of America


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