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France Culture - LSD Radio cafés : chroniques françaises, du 11 au 15 novembre 2019

Publié le 25.10.2019
France Culture - LSD Radio cafés : chroniques françaises, du 11 au 15 novembre 2019





COMMUNIQUE DE PRESSE
25 octobre 2019

Radio Cafés : chroniques françaises

Une série documentaire exceptionnelle d’Adrien Chevrier et Amélie Perrot
Réalisation Gaël Gillon

LSD, du 11 au 14 novembre de 17h à 18h


Adrien Chevrier et Amélie Perrot ont parcouru la France pendant deux mois et se sont installés dans les cafés de villages et petites villes françaises avec une question simple : « Comment vivez-vous ? » 
Ils ont enregistré des discussions, réalisé des portraits, et prêté des enregistreurs à celles et ceux qui voulaient faire entendre leur quotidien. Une manière de saisir des réalités que les gilets jaunes ont estimées trop peu représentées dans le débat public. À Commercy dans la Meuse, à Monoblet dans les Cévennes, sur l’île de Groix en Bretagne, à Vieure dans l’Allier, comment se débrouille-t-on avec la vie ? Autant de réponses qui évoquent le travail, ce qui permet de vivre et ce dont on dépend, une école ou un livre, une situation collective ou un territoire. 

Retrouvez le documentaire exceptionnel Radio cafés, chroniques françaises dans LSD, la série documentaire de Perrine Kervran du 11 au 14 novembre de 17h02 à 18h sur France Culture et en intégralité dès le lundi 11 novembre sur franceculture.fr.


Lundi 11 novembre : Monoblet, routes des Cévennes

Monoblet, 800 habitants. Entre deux dents de rochers, sur les contreforts des Cévennes.
« Si tu as cent types devant ta porte, la moindre des choses, c’est de leur ouvrir » (Un manifestant)
C’est difficile de parler du lieu où l’on vit. Alors, ils commencent par décrire ce qu’il y a autour d’eux : la longue rue de maisons étroites reliées entre elles par une porte pour fuir les troupes royales, il y a trois siècles, et les petites routes surmontées de ponts qui sillonnent la montagne. La description se mêle au récit. Raconter les luttes récentes pour conserver les services menacés par les pouvoirs publics, pour accueillir des personnes réfugiées expulsées de Calais, pour ne pas confier à des entreprises privées un travail d’intérêt général. 


Mardi 12 novembre : Commercy, ouvriers et gilets jaunes

Commercy, Meuse, 6000 habitants. A l’entrée du parc régional de Lorraine.
« Allée 143, 237 vert, trois colis » (Franck Cotentin)
Jusqu’aux années 1980, l’entreprise de métallurgie TréfilUnion employait ici, à Commercy, presque 2000 personnes. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une soixantaine.
C’est TréfilUnion qui a fait venir du Maroc le père de Kader, le patron du Café de la paix. Franck, ancien légionnaire, travaille sur la zone lourde d’une base Intermarché ; Patrice est pompier volontaire et ouvrier dans une usine de produits chimiques ; Karine est aide-soignante à l’hôpital de Commercy. 
Il y a un an, « l’appel de Commercy » réunissait dans la ville la première « Assemblée des Assemblées » des gilets jaunes. Dix mois plus tard, ils ne sont plus qu’une quinzaine lors des trois assemblées générales hebdomadaires. 


Mercredi 13 novembre : Ile de Groix, vies en mer

Groix, au large de Lorient, 2 200 habitants.
« Elle m’avait dit : “Non. Je vois que tu viens un peu chercher mes dernières paroles“. Et ça m’avait fait drôle ». (José Calloch)
Au milieu des arbres, le son d’une pelle qui creuse le sol. Un homme cherche son manuscrit refusé par tous les éditeurs et enterré dans son jardin potager : son titre grec Hapax désigne un événement qui n’arrive qu’une seule fois, comme le premier amour ou la mort d’un père. La pelle frappe le sol et produit un bruit d’eau ; un marin pêcheur largue les amarres. Plus tard, entre deux casiers, ce dernier raconte la mort de son père en mer. « J’ai fait ce métier quand même. Un peu pour lui aussi ». 
Au café de Port-Tudy : l’apprentissage patient et solitaire d’une langue qui meurt depuis un siècle, l’histoire de la vie de la pêche, et de celle des cafés hier, et du tourisme aujourd’hui.


Jeudi 14 novembre : Vieure, dans les terres de l’Allier

Vieure, 280 habitants, village du bocage bourbonnais.
« Vous voulez pas faire un peu moins de bruit, oui ? ». (Diago, 7 ans)
La place du village est rectangulaire, bordée par une route départementale. D’un côté, l’église et le cimetière, de l’autre, une croix en pierre et les tables du seul commerce du village : le café des Shiels. Plus jeunes, Tracey Shiels et son mari Ewan ont tourné dans le monde entier avec leur groupe de rock Sons of the desert. Ils jouent encore parfois le dimanche dans leur café pour les habitants du village et des alentours. 
Vieure faisait partie de la « mer rouge », bastion historique du communisme rural ; aux dernières élections européennes, l’extrême droite est arrivée en tête.
Les habitants que nous rencontrons racontent comment les transformations de l’agriculture et la concentration des terres ont changé la vie du village.


LSD, La série documentaire Perrine Kervran - Chaque semaine, un grand thème en quatre épisodes, autonomes et complémentaires. Documentaristes et chargés de réalisation s’emparent d’enjeux politiques, sociétaux, économiques, internationaux, environnementaux… Du lundi au vendredi de 17h à 18h et en intégralité tous les lundis sur franceculture.fr.


Crédit photo : Adrien Chevrier

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