Infrastructures pour le Mondial : tout n'est pas prêt, loin de là

Un homme se prend en photo avec la Corniche de Doha très soignée en fond, le 20 novembre 202, mais derrière la façade propre et neuve, il reste des chantiers.
Un homme se prend en photo avec la Corniche de Doha très soignée en fond, le 20 novembre 202, mais derrière la façade propre et neuve, il reste des chantiers. ©AFP - Issouf Sanogo
Un homme se prend en photo avec la Corniche de Doha très soignée en fond, le 20 novembre 202, mais derrière la façade propre et neuve, il reste des chantiers. ©AFP - Issouf Sanogo
Un homme se prend en photo avec la Corniche de Doha très soignée en fond, le 20 novembre 202, mais derrière la façade propre et neuve, il reste des chantiers. ©AFP - Issouf Sanogo
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La ville de Doha au Qatar est encore en travaux alors que la Coupe du monde de football a démarré dimanche 20 novembre 2022. Nombreux sont les chantiers encore en cours, même si globalement, le pari de la construction des stades dans les temps a été remporté.

La douzième Coupe du monde au Qatar s'est ouverte dimanche 20 novembre 2022, dans une ambiance encore en chantier. Ces douze dernières années, depuis l’attribution de la compétition au petit pays du Golfe, toutes les constructions, les investissements, les décisions ont été tournés uniquement vers cet événement planétaire. Et s'il reste encore des finitions à terminer, globalement en ce qui concerne les infrastructures, le pari est tenu : les stades sont prêts, le métro flambant neuf. Mais il y a quand même quelques exceptions. Ecoutez le reportage d'Emma Sarango, journaliste à la direction des Sports de Radio France.

Sur les artères principales, rien ne dépasse, comme sur la corniche de Doha, où le moindre arbuste est rigoureusement taillé, chaque banc parfaitement verni. Mais dans les rues perpendiculaires, on remarque parfois de grandes bâches qui sont en fait des cache-misère. Curiosité encore, ce gratte-ciel, au milieu des hôtels grouillant de touristes qui est en fait une coquille vide.

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« On n’est pas prêt encore, mais c'est la touche finale, on a encore un gros nettoyage » explique le manager d'un hôtel. C’est un euphémisme : la peinture n’est pas terminée, la climatisation est en train d’être installée. Au mieux, avoue-t-il, il ouvrira à peine la moitié des chambres dans une grosse semaine, avec le service minimum. Et il est loin d’être le seul. L’hôtel d’à côté installe encore le parquet dans les trois derniers étages ! "Bien sûr que c'est une déception, c'est notre travail et de toute évidence, si on rate la Coupe du monde, on rate quelque chose d'énorme, reconnaît-il. Les prix aujourd'hui n'ont jamais été aussi haut. Là où avant vous payiez 80 dollars une chambre, aujourd'hui vous payez 500 dollars".

Et le temps presse… car ces tarifs là s’appliquent surtout en phase de poule… c’est-à-dire jusque début décembre… à partir des 8e de finale en général… les prix chutent lors d’une coupe du monde