L'arbitre Ivan Barton regarde sa montre pendant le match du groupe E Allemagne/Japon au stade Khalifa International le 23 novembre 2022.
L'arbitre Ivan Barton regarde sa montre pendant le match du groupe E Allemagne/Japon au stade Khalifa International le 23 novembre 2022. ©Getty - Harry Langer/DeFodi Images
L'arbitre Ivan Barton regarde sa montre pendant le match du groupe E Allemagne/Japon au stade Khalifa International le 23 novembre 2022. ©Getty - Harry Langer/DeFodi Images
L'arbitre Ivan Barton regarde sa montre pendant le match du groupe E Allemagne/Japon au stade Khalifa International le 23 novembre 2022. ©Getty - Harry Langer/DeFodi Images
Publicité

Les temps additionnels n'ont jamais été aussi élevés dans toute l'histoire de la Coupe du monde. Plus de 25 minutes de jeu supplémentaire par exemple pour Iran-Angleterre, lundi 21 novembre 2022. On vous explique pourquoi c'est si long, rallongeant ainsi le suspense.

Combien ça dure déjà un match de football ? Depuis le début du Mondial, on est un peu perdu et pour cause : 117 minutes de jeu lors de la rencontre Iran-Angleterre lundi 21 novembre 2022. C’est le record ! Pour quasiment tous les matches, le temps additionnel a dépassé ce que l’on voit en Ligue 1. Onze minutes de plus en fin de Sénégal/Pays Bas ; dix minutes pour Etats-Unis/Pays-de-Galles et douze minutes pour Qatar/Equateur. Alors va-t-on vers un chrono arrêté, comme au rugby ou au basket ? Ecoutez l'analyse d'Emma Sarango, journaliste à la direction des Sports de Radio France.

60 minutes de jeu seulement par match

Derrière ces temps additionnels parfois fous, il y a les regrets russes. Il y a quatre ans, on jouait, avec ballon en jeu, moins de 60 minutes en moyenne par match, à cause notamment de l’arrivée de la VAR, l'assistance vidéo à l'arbitrage. Alors au Qatar, la pérennisation des cinq changements et le hors jeu semi-automatique ont fait craindre le pire à Pierluigi Collina, président de la commission des arbitre de la FIFA. "Chaque incident doit être décompté, blessure, changement, mais aussi célébration :une minute par célébration, et trois buts par mi-temps, imaginez le temps perdu !" explique-t il.

Publicité

Célébration de but = 1 minute de temps additionnel

C’est à l’arbitre et ses assistants de faire le décompte avec des indictions : 30 secondes par changement ; 1 minute par blessé... Une évolution logique pour Tony Chapron, ancien arbitre et consultant Radio France : "une place pour les huitièmes de finale peut se jouer au goal average [moyenne de buts, NDLR], plaide-t-il. Ce serait dommage qu'un pays soit éliminé et vienne se plaindre ensuite en disant "j'étais dans un temps fort, j'aurais pu marquer"". Avec le risque d’épuiser des joueurs, dans une compétition où le physique va être déterminant.