Violences faites aux femmes

Les violences faites aux femmes prennent des formes multiples et s’inscrivent dans un contexte plus large d’inégalités entre les femmes et les hommes. Le point commun de toutes ces violences est qu'elles sont perpétrées contre des femmes parce qu’elles sont des femmes.

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Violences faites aux femmes

Physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques, les violences faites aux femmes prennent de multiples formes. Derrière ce terme générique, il faut distinguer les violences domestiques ou conjugales (coups, violences psychologiques, viol, et qui peuvent aller jusqu'au féminicide), le harcèlement et les agressions sexuelles (que ce soit dans la rue, sur le lieu de travail ou sur les réseaux sociaux), les mariages précoces ou forcés, les mutilations génitales et l'esclavage ou l'exploitation sexuelle. Le point commun de toutes ces violences est qu'elles sont perpétrées contre des femmes parce qu’elles sont des femmes.

D'autre part, les violences faites aux femmes ne relèvent pas seulement d’une interaction particulière entre deux personnes, mais s’inscrivent dans un contexte plus large d’inégalités entre les femmes et les hommes, qui en sont la cause et qu’elles participent à maintenir. Elles sont une violence qu'exerce une société tout entière, et qui commence par la tolérance à l’égard des propos sexistes. C’est pourquoi la lutte contre ces violences s’inscrit dans une politique de promotion de l’égalité et de lutte contre les préjugés sexistes dans tous les domaines de la société. Manifestation la plus aigüe de l’inégalité homme-femme, elles constituent l’une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde.

La mobilisation autour de ces questions par les organisations internationales date de la fin du 20e siècle. Le 20 décembre 1993, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Et le 4 juillet 2014, la France a ratifié la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, dite "Convention d'Istanbul" qui définit les violences à l’égard des femmes comme "tous les actes de violence fondés sur le genre qui entraînent, ou sont susceptibles d’entraîner pour les femmes, des dommages ou souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique".